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A propos

Je m'appelle Thierry GOGUET et j'ai 42 ans.

De formation (info)graphiste, j’ai aussi appris de manière autodidacte à maîtriser le multimédia. Passionné par le monde du web et ses dérivés, depuis plus de 15 années, ainsi que par la NTIC et le design, j’essaie d’être le plus polyvalent possible.

J’ai aussi su me forger une expérience de formateur adaptable à différents niveaux et diverses matières informatique (graphisme, internet, informatique large, utilisation de périphériques externes divers…).

Pendant mon temps libre, j’utilise mon savoir-faire, mes idées créatives et ma passion pour la musique à la réalisation de mix musicaux de styles variés. Et quand je n’ai pas le nez dans la musique, je dévoue mon temps à une autre grande passion : les bouquins de SF et les magazines scientifiques/explicatifs.

A force de lecture et par envie de passer de « l’autre coté », je me tente à l’écriture de nouvelles, textes et réflexions en tout genre que vous pourrez découvrir sur mon blog (lien ci-dessous).

Pour me contacter

Utilisez le formulaire dédié ou téléphonez moi au [+33]6.51.92.92.70.

Travaux

Motivation

Fort de plus de 10 années d’expériences dans le graphisme, dument récompensées en 2006 par l’obtention d’un BTS Intégrateur Multimédia (mention TB), j’ai su de manière autodidacte élargir mes connaissances à l’aide d’internet et de divers livres dédiés. Cette expérience dans le graphisme et le webmastering, ainsi que mes aptitudes à la formation m’ont apporté le savoir-faire nécessaire à la gestion de projets (de la conception à la réalisation), au travail en collaboration avec des clients privés et professionnels (que l’on sait souvent exigeants et pointilleux). La formation et le service au client m’ont également appris patience, rigueur, ponctualité, autonomie, organisation, créativité et réactivité.

Plutôt dynamique et motivé, je suis capable de m’adapter rapidement, et suis disposé à suivre toutes formations complémentaires qu’une entreprise jugera nécessaire pour son bon développement.

Le média internet, le design et le graphisme sont une passion autant qu’un travail et c’est avec plaisir que j’apprends sur les nouvelles évolutions techniques et/ou technologiques, et à trouver de nouvelles solutions dans le but de mener à bien un projet.

Certain que ces quelques éléments ne peuvent vous convaincre complètement, je reste à votre disposition au numéro ou formulaire ci-dessous.

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Textes

idées en vrac

J'écris de petits (ou longs) textes au gré de ma fantaisie ou de mes envies.

Vous pouvez les retrouver ici :

Société de consommation

Société de consommation

Depuis tout petit déjà… Étant un enfant des grandes galeries, j’ai bavé toute ma jeunesse devant le GIGANTESQUE rayon jouets à Carrefour, je lisais TOUTES les BD et rêvait de toutes les posséder, je rêvais de posséder la moitié des livres aussi, des cassettes audio (quelle époque ^^) et des 45 tours… Bref, à peine je savais parler que je savais déjà réclamer. Pourtant, quand j’étais petit, il n’y avait QUE 3 chaines télé et notre poste était énorme et en noir & blanc. Mais l’ère de la grande surface était là ! Les bases étaient posées. Les produits ciblés « mômes » au ras des pâquerettes pour que je me serve et mette dans le caddy à maman, la tête de gondole pour maman et le rayon bricolage pour papa, avec ses vidéos de bout de rayon. Nous avons oublié aujourd’hui, mais pour moi, quand on partait faire les courses, c’était tout le samedi après-midi, avec souvent resto le soir…. à la cafétéria surplombant Carrefour ! Je me rappelle parfaitement ses steaks hachés / frites, mon regard illuminé de voir le magasin de haut, le soir… c’était vraiment magique ! Je ne vous précise pas que les « vrais » restau, pour nous, ça se résumait à Courtepaille une fois par an, pour nous rappeler ce qu’était le goût du barbecue et l’odeur de la viande cuite avec du « vrai » feu (en appartement de banlieue parisienne, c’était un vrai luxe !). Même pour aller à la cafét’ de Carrefour, on se sapait bien, pour ne pas avoir l’air de pauvres qu’ont pas les moyens de manger ailleurs. Je me rappelle mes parents me dire « prends ce que tu veux », tout comme je me rappelle lire dans leur yeux que si je prenais vraiment ce que je voulais, ça ferait cher. Mais peu m’importait d’en prendre moins finalement, le simple fait d’être là était amplement suffisant pour moi. Déjà, je regardais avidement les rayons, mangeant au-dessus.

Puis la télé couleur à débarqué un beau jour. Quelle déception, elle était beaucoup plus petite que l’ancienne… Par contre, San Ku Kaï en couleur, ça m’a fait tout bizarre. Le temps passant, Canal + fit son apparition, avec ses films tous les mois (surtout un… mais c’était pas la bonne époque, peu d’entre nous avaient la télé dans la chambre ^^… d’ailleurs, je me souviens d’une anecdote avec mon pote de l’époque, de quelques étages au-dessus [j'ai oublié combien...], une légende urbaine des bacs à sable disait qu’on pouvait décrypter Canal + avec 2 miroirs de chaque côtés de la télé, ce qui avait pour effet d’annuler les lignes décalées du cryptage par un savant effet mystique… Autant vous dire qu’on a essayé des heures, mais comme on n’avait pas de miroirs, on utilisait des couvercles de boites de gâteaux secs, vous savez, les carrés des grandes boites là ! On a fini par mettre ça sur le dos des couvercles, c’était plus simple que de remettre une théorie maintes et maintes fois éprouvée ! Mais on n’a jamais pu voir ce fameux film de minuit en clair ^^). La 5ème chaine pointa le bout de son nez aussi, avec son lot de séries américaines et de pubs ! La révolution !! Puis vînt TV6, l’ancêtre de M6 qui ne diffusait QUE des clips (l’extase). Maintenant, dans ma vie, il n’y avait plus uniquement Goldorak, San Ku Kaï et X-Or, mais aussi K2000, Tonnerre Mécanique, l’Homme qui valait 3 milliards et SuperCopter ! D’un coup, dans le rayon jouet, il y avait les Lego, Playmobil, petits soldats, billes, Super Héros, Big Jim, Steve Austin, des hélicos, des motos, des bagnoles : LE PARADIS !! C’est simple, je ne savais plus quoi demander au père Noël…

D’ailleurs, le père Noël n’était pas forcément bien « riche » pour moi, et je n’envisageais pas de commander un cadeau hors de prix. Je me rappelle arpenter les rayons et comparer les prix, à 10 ans… La fée consommation surveillait déjà mes moindres faits et gestes. J’étais déjà dans une boite… dans plusieurs même. Jeune français de type européen, âgé de 10 à 12 ans, habitant une banlieue de Paris, regardant la télé couleur, faisant « ses » courses à Carrefour, etc…

A 9 ans, je suis parti en pension pour mon CM1. Là, la fée consommation était interdite de séjour. J’ai donc vécu 3 années (jusqu’à la 6ème) protégées. Pas de douches mais des lavabos à eau froide, des chambres de 20 lits superposés, la télé juste pour regarder les matchs de foot quand la France jouait (vous vous souvenez de l’époque Platini, Giresse, Rocheteau, etc…), autant dire pas beaucoup de télé (^^) et donc pas beaucoup de pub, un réfectoire sans self-service, le service étant assuré par volontariat (j’étais volontaire tous les jours, sachant que l’on avait, après le service, accès à la salle à manger des profs et leur surplus de bouffe plus qu’attrayante pour les enfants que nous étions, surplus que je gardais pour le négoce pendant la récré… con-som-ma-tion je vous dis !). Bref, c’était l’ancien temps… Plumes, portes-plumes, encrier, papier buvard, bureaux en bois. Là, j’ai vraiment fais mes « armes » commerciales. Très tôt, j’ai compris qu’il ne fallait pas appartenir à une bande, mais à toutes et aucunes en même temps. Tirer parti du meilleur de chaque, c’était mon crédo. J’avais lié amitié avec pions, cuistots, profs afin de me tisser un réseau pouvant être utile à mes petites affaires. Le vendredi soir, tout le monde se tirait AVANT de prendre son goûter. Moi, mon père ne pouvait pas venir me chercher avant 17h30 (ou plus, si j’étais pas collé le samedi matin…), il fallait donc tirer profit de ce temps d’attente (on finissait vers 16h30). Quoi de mieux que d’emballer le cuistot pour qu’il me lâche les goûters des « partis » ?! Il fallait lutter avec lui, il lâchait pas ses goûters comme ça, mais au bout d’un moment, il finissait (à force d’être saoulé par un morveux de 10 ans bavard à mort) par me donner une poignée de barres de chocolat, pates de fruits, petits pots de nutella, berlingos de lait Nestlé, etc… Je stockais donc tout ça dans mon casier. Durant la semaine, pareil… « Tu veux pas d’ton goûter ? j’te l’échange contre ton dessert de ce soir », etc… Bref, mon petit marché était florissant, tout en me permettant d’assurer mon goûter quotidien imposant (j’aime manger, que voulez-vous…). Et puis je pouvais rapporter du pain frais le vendredi soir en prenant celui des goûters des « absents », ça de moins pour les parents ! Du chocolat, du lait Nestlé, des pâtes de fruits ! A côté de l’école, il y avait une petite épicerie arabe. C’était génial car là aussi il y avait de l’argent (ou du troc) à se faire ! Peut-être certain(e)s d’entre-vous se souviennent de la Pshit (limonade) ou de la Valstar (bière) en bouteille de verre. Eh bien ça, à l’époque, c’était consigné ! Et en rapporter une rapportait 1FF !! Vu que j’étais en pension, j’avais l’autorisation de sortir 1h le mercredi après-midi, après mon entrainement de natation. Je peux vous dire que j’en trouvais des bouteilles vides (comme pour les champignons, j’avais mes « coins » !) et Dieu sait que j’ai pu m’en payer des bonbons chez l’épicier :-) (car, bien sûr, à l’époque, mon ambition consommatrice se limitait au plaisir simple d’un bonbon…).

Puis nous avons déménagé à Orléans (Oh My God !). Là, mes habitudes de consommateur se sont trouvées bouleversées. Plus de cafét’ à Carrefour, plus de goûter, plus rien… Une époque se terminait. Un cauchemar commençait. Le vide.

Vint, un beau jour, les TATOO et autres TAM-TAM (oui oui ! souvenez-vous), ces « pagers » qui nous permettaient de « rester en contact avec notre tribu » (sur une formidable musique de Jestofunk). Il FALLAIT que j’en ai un ! J’avais peu d’amis pourtant, mais techniquement, je ne pouvais pas passer pour un ringard. J’ai toujours été très gadgets. J’ai eu un MO6 et un Amstrad CPC 464 à cassettes à force de tanner mes parents (que, du coup, j’ai saigné à blanc…), j’étais à la pointe de la technologie. Bon, le revers de la médaille, c’est que ces pagers coûtaient « à donf » au niveau des tarifs au message (ancêtres des SMS actuels hein…), et on passait quand même un certain temps à les rédiger (autant téléphoner ou se voir, ça allait parfois plus vite…). Mais cette mode n’a pas durée longtemps car les OLA sont apparus… (le nom à dû être adopté après les exclamations des 1ers clients recevant leur facture…) Moi, j’avais celui couleur brique. Mes parents me l’avaient offert pour noël (me laissant, bien sur, la facture à ma charge ^^). J’étais aux anges, avant ma 1ere facture…

J’ai eu l’opportunité de travailler pendant mes études, ce qui m’a assuré un gros revenu sans avoir aucunes dépenses (logé en pension la semaine et chez les parents le week-end, j’utilisais la voiture de maman, ne payant que l’essence, même pas l’assurance… l’abus). Vu que j’avais 2 boulots (surveillant d’internat la semaine et barman en boite le week-end), j’avais double paye et peu de temps pour dépenser. Mais quand je claquais, je claquais. La fée consommation m’avait retrouvé, après tout ce temps, mon âge d’or de consommateur commençait…

Là, j’ai trouvé un pote aussi déjanté (et riche) que moi. Nous pouvions claquer en 1 mois l’équivalent de 8000-9000FF (fin des années 90). A la télé, la pub commençait à régner en maître ! Un nouveau téléphone portable ? Direction la Fnac et 2000FF pour un portable sans abonnement (!!!). Envie de sortir en boite sur les Champs-Elysées sans rien avoir à se mettre à minuit ? Direction la galerie marchande et 1000FF en godasse et costume (en laissant nos vieilles nippes sur place ^^) + 1000 à 2000FF de bouteille dans le club. Envie de vacances en buvant des bières au troquet du coin ? Hop, un coup de bagnole et 300-400km plus tard on y était. On ne se refusait rien ! On taffait en intérim’, de nuit ou de week-end, on habitait chez nos parents, on ne payait que l’essence et nos forfaits de portable, TOUT était possible. Nous étions le rêve des marketeurs, partout où nous allions, on nous faisait des courbettes, on flattait notre ego avec au fond des yeux « consommez mes enfants, consommez ». Et nous consommions, à un rythme effréné. Rien ne pouvait nous arriver à cette époque, nous voulions avoir le monde et ça nous semblait possible. Nous avions mille idées de commerce, mille variantes pour faire fructifier notre fric, mais les loisirs étaient plus forts que les idées, et les idées, c’est tellement mieux quand ça reste immatériel.

Puis vint le temps des déconvenues. Nous avions grandi, nous voulions être autonomes, sans se douter un instant du prix de l’autonomie. Notre monde avait changé aussi. Moins de boulot, moins de bons salaires, les délocalisations, la hausse du niveau d’embauche, la hausse des prix.

Un appart’, une bagnole, l’assurance, la mutuelle, le téléphone, les courses, les impôts, etc… D’un coup, la vie devenait un enfer. Mais la fée consommation veillait sur nous. Crédit nous lançait-elle, Carte bleue, révolving, achats en 3x, carte membre… L’offre s’est intensifiée autant que diversifiée. Télé câblée, internet, informatique, CD, DVD. Comment vivre sans ? Ma frénésie d’ultramoderne restait intacte, je travaillais d’arrache pied pour payer tout, pour rester dans le monde des « connected people ».

1999. Une entreprise. Une tempête. Un désastre financier. Là démarrait 7 ans de malheurs, sans avoir brisé de miroir, sauf, peut-être, celui de mes illusions.

De cases en cases, le monde marketing ne cessait, malgré tout, de me classer. Plus de ligne de portable, interdit de CB, -11 000FF à la banque, 6000 FF de salaire, un repas par jour, jamais de monnaie, un premier de l’an endormi devant Jean-Michel Jarre à 23h30, seul dans mes 8m², plus d’amis, pas de sorties, célibataire, plus d’idées, plus de projets, perclus de dettes, cerné par la malchance…

Mais, toute chose à son contraire, et après un creux vient toujours une côte ! J’ai récupéré un tout petit pouvoir d’achat, mais la fée consommation veille encore et toujours sur moi. De fil en aiguille, de crédits en révolving, j’ai redressé la barre. Oh, bien sûr, jamais totalement, mais suffisamment.

Aujourd’hui, je suis toujours un aussi grand consommateur, même si la minceur de mes finances (et de mes expériences passées) m’incitent à rester raisonnable. Chaque jour, je me freine pour l’achat de telle ou telle chose. Chaque jour je suis tenté. Un constat s’impose à moi… Pourrais-je me passer de télé ? Pourrais-je me passer de mon téléphone portable ? Pourrais-je me passer de l’informatique ? Pourrais-je me passer d’Internet ? Pourrais-je me passer de musique ? Pourrais-je me passer de films ? Pourrais-je me passer d’un crédit d’achat en 3, 5, 10, 20x ? Pourrais-je me passer de tout ce qui fait mon confort aujourd’hui ? Il est effarant de constater que non.

Je rêve parfois de vivre ailleurs, sans tentations, simplement. D’avoir un besoin primaire : boire et manger. Et de pouvoir le satisfaire par mon travail. Mais n’est-ce pas trop tard ? Eh bien si. Ce mode de vie est trop profondément inscrit en moi. JE SUIS UN CONSOMMATEUR ! Je dois bien appartenir à 15-20 cases marketing. Je suis démarché 30 fois par jour, par sms, par mail, par téléphone. Je suis hypnotisé par la pub. Je suis cerné par la consommation. Sur la route, à la télé, sur Internet, dans la rue, au magasin, à la radio. Il existe même la nuit des publivores !! Une ode à la pub !

Faire parti du système était ma plus grande hantise, rebelle que j’étais. Mais force est de constater que j’en suis le cœur. Que ma demande constitue aussi mon besoin.

Société, je te déteste d’avoir fait de moi un n° de dossier aux nombres multiples, d’avoir fait de moi un login, un mot de passe, un avatar…

Société, je t’aime à me fournir rêves et envies.

Je suis un consommateur, tu me feras payer jusqu’à ma propre mort, avec panache et candeur.

 



Ziks

Des mix !

Je suis un passionné de musique(s) et, dans ce but, je réalise des petits mix.

Au départ, ces derniers m'étaient uniquement destinés. Puis, au fur et à mesure que des ami(e)s les écoutaient, ce passe-temps à pris de l'ampleur pour en arriver au niveau actuel.

Vous pouvez les retrouver ici :

http://zik.demezathor.fr

Vous pouvez écouter le dernier mix en date :

#135 – Soleil Mix
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